vendredi 6 mai 2011

Le tour du Guatemala équitable!

Déjà 8 mois se sont écoulés pour moi au Guatemala soit les 2/3 de mon mandat, le temps passe vraiment trop vite! Durant ces 5 derniers mois, j'ai eu l'occasion de me déplacer à travers le pays à de multiples reprises, grâce à mon mandat de conseiller en communication, et j'ai ainsi eu le bonheur de rencontrer et côtoyer un tas de gens dont le point commun était de travailler sous les principes du commerce équitable et solidaire. Des petits producteurs de café dans les montagnes les plus éloignées aux artisanes de la côte tropicale, c'est un véritable tour du Guatemala équitable que j'ai eu la chance de réaliser! Bien loin de moi l'idée de comparer cela au gigantesque tour du monde d'Éric Saint-Pierre, photojournaliste québécois spécialisé dans le commerce équitable, mais j'avoue avoir souvent pensé à lui et relu des passages entiers de son dernier livre, que je trouve sans cesse plus fabuleux! Pour ceux qui voudraient en connaître davantage sur cet ouvrage, je vous invite à cliquer sur l'image ci-dessous.


Bref, mon tour du Guatemala équitable a commencé dans le département de Chimaltenango, avec trois organisations rassemblant des groupes d'artisan-e-s: AJ QUEN, que vous connaissez déjà, TIKONEL, spécialisé dans le bois et le textile, et MAYA WORKS, qui travaille aussi avec des groupes de tisserandes de la région. Chaque fois, d'importants défis en termes de commercialisation et de communication, pour lesquels j'ai travaillé à leurs côtés. Le résultat: deux stratégies de communication à développer à long terme, deux formations en communication, une en économie solidaire (voir photo ci-dessous), quelques outils de communication et une campagne de pub radiophonique... J'ai aussi appris récemment que TIKONEL avait ouvert une boutique dans leur localité, San Martin Jilotepeque, le genre de nouvelle très motivante lorsqu'on travaille auprès d'un partenaire sur le terrain.


Ceci dit, le manque de fonds est souvent une limite importante pour développer les idées de toutes sortes, ce qui rend le défi d'accès aux marchés d'autant plus ambitieux. De plus, le sous-secteur du "textile de qualité" vit actuellement une crise grave, avec la rareté de la matière première, le fil de qualité répondant aux normes les plus élevées et qu'utilisent nos partenaires... Malheureusement la compagnie Rio Blanco détient le monopole sur ce produit au Guatemala, et avec la montée des prix du coton à l'international, elle vend son fil à des prix de plus en plus élevés. Les organisations d'artisanat équitable ont donc du mal à s'approvisionner, notamment dans les couleurs requises pour leurs collections, et ont de la difficulté à livrer à temps leurs commandes à l'international, en plus de devoir justifier l'augmentation des prix des produits auprès de leurs clients... Or, certaines boutiques d'artisanat équitable du Nord font elles aussi face à d'importantes difficultés financières, et les commandes ont donc déjà diminué en ce début d'année 2011.



Toujours est-il que j'ai poursuivi mes visites du côté du département tropical d'Izabal, chez Ak'Tenamit, au bord de la mer des Caraïbes et sur la rive du Rio Dulce. Ak'Tenamit est une importante organisation spécialisée en éducation, qui offre des programmes d'enseignement en agriculture et en tourisme communautaire à des centaines de jeunes des communautés Q'eqchies' environnantes. Ak'Tenamit possède aussi tout un programme en artisanat, afin de générer des revenus aux mêmes communautés, assez isolées des autres régions du pays. Les deux semaines passées là-bas m'ont permis de connaître d'autres types d'artisans et de produits équitables, fabriqués à l'aide des ressources locales: feuilles de bananiers, bois, noix de coco, tissus, etc. La stratégie de communication développée visait donc à intensifier la promotion de ces produits dans d'autres régions du pays et à l'étranger; mais de graves problèmes à l'interne ont pour le moment retardé la mise en œuvre de celle-ci.





J'ai ensuite poursuivi ma route à la rencontre des petits producteurs de café équitable et bio, appartenant à trois organisations différentes situées dans trois départements distincts. Ces organisations commercialisent toutes leur café à l'international, sous la certification de FLO. Elles appartiennent aussi à la Coordination guatémaltèque des petits producteurs du commerce équitable, qui cultive des liens étroits avec FLO Amérique Centrale et regroupe au total 22 organisations, 17 spécialisées dans le café et cinq dans le miel, autre produit équitable du Guatemala. Tour à tour, j'ai formé le personnel de ces organisations aux concepts de communication et au développement d'actions et d'outils de promotion, pour leur permettre de viser de nouveaux marchés avec leur café.


La première organisation, CODECH, située à plus de 2 000 m dans les montagnes des Cuchumatanes, cultive un café d'altitude très prisé à l'étranger. Quand je suis arrivé pour donner la formation, elle était en train de finaliser la récolte et d'acheminer ses grains de café séchés à la FECCEG, la Fédération de commercialisation de "café spécial" du Guatemala, qui se charge des différents procédés de transformation des grains avant l'exportation, et dans certains cas de la commercialisation de ce café. Le personnel de la FECCEG me reçut d'ailleurs quelques semaines plus tard afin d'assister à cette même formation, avec l'intention de la mettre en pratique au plus tôt pour pouvoir commencer à commercialiser leur café sur le plan national, un marché qui paradoxalement en est encore à ses balbutiements, malgré la qualité et l'importance économique du café pour le pays. La dernière organisation visitée, CECAPRO, dont le siège se situe à l'Union Zacapa dans le département du Zacapa, m'accueillit au cœur de la semaine de fête annuelle de la commune. Connue au pays pour son côté cowboy, je ne fus pas déçu d'assister un soir au défilé et à l'attribution du titre de Miss (Junior; la plus vieille devait avoir 17 ans!) de l'Union Zacapa! La rencontre avec ces caféiculteurs, complètement différents de ceux que j'avais jusqu'alors rencontrés, fut ainsi aussi surprenante que chaleureuse.



Pour terminer ce tour du Guatemala, il me fallait inévitablement passer par la capitale, Guatemala Ciudad. En fait j'y suis passé à de nombreuses reprises lors de ces déplacements, du fait de sa position centrale, ainsi que pour participer à plusieurs réunions. C'est ainsi que j'ai eu l'occasion d'assister récemment à l'Assemblée annuelle de la Coordination guatémaltèque des petits producteurs du commerce équitable, et d'y recroiser une paire de visages connus. Outre les aspects habituels que revêt ce type d'assemblée, je fus quelque peu surpris d'assister à la prière commune et au chant de l'hymne national guatémaltèque par tous les membres présents! Des dossiers brûlants furent aussi traités lors de cette assemblée, tels que les effets des changements climatiques sur la production de miel et de café, ainsi que le lancement d'un nouveau label permettant de distinguer les produits des petits producteurs. Mais il s'agit là d'une toute autre histoire, dont je vous communiquerai les détails très prochainement... En attendant, n'hésitez pas à vous rendre chez Dix Mille Villages (au Canada), Artisans du Monde (en France) ou chez votre distributeur de café préféré, afin de goûter ou tester quelques produits équitables guatémaltèques!

mercredi 16 mars 2011

Femmes et Citoyenneté au Guatemala

L'Union nationale des associations de femmes guatémaltèques - l'UNAMG - est une organisation féministe, autonome, formée de femmes issues de diverses ethnies du Guatemala et engagées dans la transformation sociale, politique et culturelle du pays, afin de construire une société plus juste, équitable et démocratique.

L'UNAMG a participé à plusieurs reprises à des conférences internationales sur la femme, ainsi qu'aux processus de Beijing+5 et de Beijing+10. Elle est aussi partenaire du CECI au Guatemala à travers le programme Uniterra.

L'an dernier, plusieurs dizaines de femmes membres de l'UNAMG, issues des différentes régions du pays, se sont réunies à Chimaltenango à l'occasion d'un forum national portant sur la participation citoyenne des femmes. L'équipe des communications de l'UNAMG souhaitait profiter de la présence de plusieurs femmes leaders pour recueillir leurs témoignages sur cette thématique.

Les capsules vidéos qui vous sont présentées à travers le lien qui suit et sur le compte Vimeo de l'UNAMG sont le fruit de ces entrevues. Destinées principalement à un usage interne et au public guatémaltèque, elles sont éditées en espagnol et dans les langues Mayas de ces femmes. Dans les prochaines semaines, d'autres vidéos seront également mises en ligne, pour un total d'une quinzaine de capsules.

Dans ces entrevues, les femmes interrogées répondent chaque fois aux trois mêmes questions:
- Qu'est-ce que la citoyenneté selon vous?
- Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontées dans votre communauté? (par rapport à la participation citoyenne)
- Qu'est-ce qu'une femme leader selon vous?

Pour voir ces vidéos, cliquez sur l'image ou le lien qui suit:


http://www.vimeo.com/unamg/videos

vendredi 11 mars 2011

L'Amérique latine en images! (2)

3 nouvelles vidéos présentant des projets du CECI en Amérique Latine.

Projet de prévention du crime au Guatemala

http://www.vimeo.com/19222360


"Flor de Maria Bolaños, Sous-Directrice du projet de prévention du crime au Guatemala, présente le projet et ses principales caractéristiques, les défis importants auquel il est confronté et les résultats atteints après dix mois d'exécution."


Projet de prévention du crime au El Salvador
http://www.vimeo.com/20081554


"Alan Quinn, Directeur du projet de prévention du crime au El Salvador, présente le projet et ses principales composantes, les défis importants de celui-ci et les résultats atteints après plus de deux ans d'exécution."


Projet PROSOL au Guatemala
http://www.vimeo.com/19236166


"Bernard Cloutier est le Directeur du projet de développement économique local de Sololá, le PROSOL, projet financé par l'ACDI et exécuté par SOCODEVI et le CECI au Guatemala.
Il présente le PROSOL et ses principales composantes, les défis importants auquel le projet est confronté et les résultats atteints après près de deux ans d'exécution."

dimanche 16 janvier 2011

L'Amérique Latine en images!

En ce début d'année 2011, je vous invite à découvrir en images la programmation, les enjeux et les résultats des différents pays d'intervention du programme Uniterra en Amérique Latine, à savoir la Bolivie, le Guatemala et le Pérou.

Cette première série de 3 entrevues a été réalisée lors de la réunion régionale du CECI - Programme Uniterra qui s'est déroulée fin 2010.


CECI Guatemala: Silvia Cotton ST Fr.
http://vimeo.com/18820712



"Silvia Cotton, Directrice nationale du CECI Guatemala, présente la programmation Uniterra de son pays, ses principaux enjeux et les résultats atteints à ce jour dans le cadre du programme Uniterra.

Elle évoque également la tenue de la réunion régionale d'Amérique latine, qui s'est déroulée du 29 novembre au 3 décembre 2010 au Guatemala. Cette réunion a rassemblé les représentants des différents pays de programmation Uniterra du CECI et de l'EUMC - la Bolivie, le Guatemala et le Pérou - ainsi que les personnes en charge des différents projets du CECI sur le continent: le PROSOL et le projet de prévention du crime au Guatemala, et le projet de prévention du crime au Salvador."


EUMC Pérou: Juan Escate (ST Fr.)

http://vimeo.com/18804968



"Juan Escate, Chargé de programmes Uniterra au bureau de l'EUMC du Pérou, présente la programmation de son pays, ses principaux enjeux et les résultats atteints à ce jour dans le cadre du programme Uniterra."



CECI Bolivia: Rita Cano ST Fr.

http://vimeo.com/18804367



"Rita Cano, chargée de programme Uniterra au bureau du CECI Bolivie, présente la programmation de son pays, son principal enjeu et les résultats atteints à ce jour dans le cadre du programme Uniterra."

dimanche 26 décembre 2010

Photos du Guatemala

Une première sélection de photos prises durant mes 4 premiers mois de mandat au Guatemala:

http://www.flickr.com/photos/arnauddeharte/


Joyeuses fêtes de fin d'année!

vendredi 26 novembre 2010

Le défi de Florinda Itzol Xulú: lutter contre les violences faites aux femmes

Dans le cadre de la campagne "Leur défi, ton défi" d'Uniterra, Florinda Itzol Xulú, femme Maya issue d'une communauté Kaqchiquel du Guatemala, prend la parole afin de partager son défi: lutter contre les violences faites aux femmes et contre la discrimination à l'encontre des femmes Mayas.

Florinda Itzol Xulú est assistante de recherche à l'Union nationale des associations de femmes guatémaltèques (UNAMG), partenaire du programme Uniterra au Guatemala.


Bon visionnage!

http://www.vimeo.com/17227504

vendredi 19 novembre 2010

Emilia Raxtún Chiroy, une vraie leçon de courage

Du haut de ses 24 ans, Emilia Raxtún Chiroy a le profil typique d'une jeune femme Maya: vivant à la campagne, dans une communauté Cakchiquel du département de Sololá, elle revêt fièrement le huipil* traditionnel de sa région tout en restant discrète, souriante et quelque peu mystérieuse. Elle parle principalement le Cakchiquel, la langue de sa communauté maya, et s'aventure de temps à autres à échanger en espagnol, avec lequel elle semble moins à l'aise. Vive d'esprit, observatrice et généreuse, elle porte attention à tout ce qui se passe autour d'elle et fait preuve d'un grand intérêt pour son entourage. Comme la plupart des femmes Mayas, Emilia est assez petite, et son expression déborde d'humilité et de gentillesse.

Aussi cela peut-il paraître étonnant de l'entendre se présenter comme étant la Présidente du groupe Amanecer**, c'est-à-dire la meneuse d'un groupe de huit femmes tisserandes de sa communauté. D'autant plus que leurs affaires tournent rondement, ayant répondu à pas moins de 35 commandes en 2009 et déjà 24 autres en date d'octobre 2010, avant même la période des fêtes synonyme d'effervescence au niveau de l'activité artisanale. De plus, leurs revenus totaux ont augmenté de 50% entre 2006 à 2009, passant de 30 000 à 45 000 Quetzals*** (soit de 3 800$ à 5 700$ - USD) en l'espace de trois ans. Si cela peut sembler bien peu d'argent à côté des revenus gagnés dans les pays dits développés, au niveau du Guatemala cela représente un gain précieux et non négligeable.


Plusieurs raisons peuvent expliquer ce succès. En premier lieu, le commerce équitable. Les femmes de la communauté se sont d'abord rendu compte des divers avantages offerts par celui-ci et notamment de la différence entre le prix payé par les intermédiaires locaux et le prix offert par le commerce équitable, en l'occurrence par l'association Aj Quen; par exemple, un sac traditionnel est vendu à 12Q (1,50$) à un intermédiaire, tandis qu'Aj Quen l'achète à 15Q (1,90$, soit 25% de plus). Elles ont ainsi décidé de devenir membre de ce regroupement d'artisanes et de travailler exclusivement pour les clients de cette association. D'autre part, ces femmes ont fait de la confection leur spécialité. Appuyées par Aj Quen, elles ont investi de leur temps pour se former à l'utilisation de machines à coudre et ont été dotées de plusieurs machines pour leur communauté, ce qui leur confère un net avantage à long terme pour la réalisation de travaux de confection, plus complexes mais plus payants. Elles figurent ainsi parmi les rares groupes de femmes capables de travailler avec de telles machines, tout en continuant de vivre à la campagne et selon leur mode de vie traditionnel, perpétuant par là-même leur culture ancestrale tout en s'adaptant à la modernité.

Récemment, Emilia accueillait chez elle une délégation belge et notamment une équipe de télévision de ce pays, afin de leur présenter en quoi consistait son travail et l'impact du commerce équitable pour son groupe de femmes, qui s'était réuni pour l'occasion. Aussi ne manqua-t-elle pas de les mener à son atelier afin d'exhiber fièrement sa machine à coudre. Elle leur expliqua également leur réalité: très jeunes, les filles apprennent à préparer le fil qui sera tissé par leurs mères et dès leur adolescence, elles commencent le métier de tisserande. Pour sa part, Emilia fut initiée dès l'âge de huit ans et débuta comme tisserande à 14 ans, tout en poursuivant ses études.


Très travailleuse, elle est l'une des femmes les plus actives et productives du groupe Amanecer, retirant par conséquent un revenu légèrement plus élevé que la moyenne du groupe, soit environ 6 500Q par an (un peu plus de 800$). Célibataire, elle vit encore chez ses parents, des agriculteurs exploitant un petit terrain à côté de leur maison, et compte huit frères et sœurs. C'est pourquoi elle contribue avec cette somme à subvenir aux besoins essentiels de la famille, pour assurer l'alimentation, la santé, l'éducation et les achats de vêtements de toutes et tous. Cependant, même avec la production agricole de son père, l'ensemble de leurs gains peine à couvrir l'ensemble des besoins de la famille.

Selon Emilia, cela est également le cas de ses partenaires dans le groupe, la plupart des mères de famille ayant une dizaine de bouches à nourrir. En outre, l'activité artisanale est essentielle pour leur foyer, ces femmes contribuant en moyenne à 50% des revenus totaux de la famille. Emilia se démène donc afin de générer des commandes, en sa qualité de représentante du groupe. C'est elle qui fait les nombreux déplacements en autobus vers le siège de l'association, situé à plus de deux heures de route de sa communauté, pour participer aux réunions et pour apporter les produits confectionnés. Par ailleurs, Emilia est très rigoureuse avec les délais: lors de sa dernière livraison de 510 diadèmes en tissu, elle débarqua à l'association à 8 heures du matin, l'heure d'ouverture du bureau!


Enfin, Emilia est très consciente du manque à gagner de sa famille, et désireuse de voir ses frères et sœurs aller le plus loin possible dans leurs études, elle fabrique artisanalement toutes sortes de bijoux, afin de se procurer un second revenu représentant environ le tiers de ses gains totaux mensuels. Avec la vente de ces colliers, de ces boucles d'oreilles et de ces bagues, elle estime en effet gagner environ 250Q par mois (32$), totalisant ainsi près de 800Q par mois, soit un peu plus de 100$, un revenu plus qu'honorable pour une jeune femme Maya, mais qui reste cependant bien bas pour une personne de sa trempe...


* Tunique aux motifs colorés portée par les femmes Mayas. Chaque région possède un huipil avec ses propres motifs et couleurs, de manière à distinguer la région d'appartenance de la personne qui la porte; à noter que malgré son caractère traditionnel, depuis plusieurs années le huipil revient à la mode chez les femmes Mayas, fières de montrer leurs origines autochtones

**"El amanecer" signifie "le lever du jour", en espagnol

***Le Quetzal est la monnaie officielle du Guatemala. 1 Quetzal (Q) équivaut actuellement à 7,90 Dollars américains (USD). Le Quetzal est aussi un magnifique oiseau qui est l'emblème du Guatemala et figure au centre du drapeau national.